"J’ai eu la chance d’avoir suivi l’une des formations les plus à la pointe dans le domaine de la 3D, du multimédia et des technologies de l’image de synthèse. Dans ce milieu qui mêle la création numérique aux technologies relativement modernes des programmes sur ordinateur, la Haute Ecole Albert Jacquard a su palier les différentes difficultés rencontrées tout au long de mon cursus.
On jouit là d’un encadrement éducatif assez exceptionnel et particulier, puisque ce sont majoritairement des professeurs invités, indépendants provenant du milieu professionnel, qui nous forment, ainsi cela m’a permis d’être à jour dans ce métier qui bouge justement beaucoup.
Une chose assez regrettable : la durée du cursus. 3 ans est malheureusement trop court pour pouvoir apprendre toutes les spécificités de ce métier passionnant et vaste.
Mais à présent je complète ma formation grâce à une expérience professionnelle très enrichissante à l’étranger. J’ai présenté mon travail de fin d’études réalisé à la Haute Ecole *, et cela m’a ouvert quelques portes dans un monde professionnel souvent fermé pour un jeune gradué sans expérience.
Je travaille à présent dans le film et la publicité au studio Framestore CFC – Londres.
Travailler là-bas me permet de découvrir un nouveau pays, une langue fabuleuse et de plus les projets sont intéressants et la qualité de vie assez attirante."
Alexis.
http://www.framestore-cfc.com/
* "Stilt Walkers", short moovie by Alexis Van der Haeghe
Stilt Walkers d'Alexis Van der Haeghe
Dans ce fabuleux court métrage d'animation, créé par un étudiant belge en infographie en l'espace de 7 mois, un jeune garçon trouve aventures et dangers dans les nuages à bord de sa machine volante hallucinante.

Un garçon à bord d'une machine volante sortie tout droit du monde de Jules Verne s'élance dans le ciel tapissé de nuages au commencement du court métrage sensationnel d'Alexis, Stilt Walkers. "Jusqu'aux confins du ciel" semble être la devise de ce film résolument optimiste: un message véhiculé par l'histoire même de sa production. Travaillant entièrement seul, l'animateur belge âgé de 22 ans a achevé le court métrage ambitieux en seulement 7 mois dans le cadre de son projet de fin d'études à la Haute Ecole Albert Jacquard de Namur, en Belgique.
VDH a longtemps été fan de dirigeables. "J'avais toujours voulu raconter l'histoire d'un jeune garçon en dirigeable", a-t-il expliqué. En fait, il a inventé cette histoire remarquable quand il était jeune, mais n'a trouvé sa forme définitive qu'au moment de chercher son film de fin d'études.
BONJOUR A DALI
Stilt Walkers s'ouvre sur un instant parfait où le ciel est bleu, un garçon apparaît, son visage tout droit sorti d'une illustration de Norman Rockwell. Mais le film prend très vite une coloration différente et franchit le seuil d'un monde surréaliste.
VDH, on le comprend aisément, cite Salavator Dali comme l'une de ses influences et sa liste inclut également le pionnier du dessin animé, Winsor McCay. Little Nemo in Slumberland de McCay raconte, dès le début des années 1900, les histoires d'un garçon qui se lance dans des aventures étranges en rêve, ce qui forme l'architecture spirituelle du film. Pour ceux qui penseraient que l'histoire est par trop prévisible, VDH répond "je sais que l'histoire n'a rien d'original dans le concept, mais là n'était pas mon objectif, puisque c'est une sorte d'hommage rendu à McCay."
A propos du titre, il dit "j'ai eu l'idée des échassiers ("Stilt Walker$1»$2en anglais) bien avant de commencer ce film. J'en avais fait des dessins, et je voulais vraiment les voir en 3D." VDH est particulièrement satisfait de la façon dont ces échassiers à la longue silhouette allongée contrastent avec la machine volante du garçon, créant ainsi un contrepoint idéal entre les personnages.
Une des caractéristiques frappantes chez les échassiers concerne les masques vénitiens qu'ils portent et qui dissimulent de façon inquiétante leur visage. VDH ajoute que ce détail, en particulier, lui tenait très à coeur: une des nombreuses petites touches qui rendent le film si personnel et si appréciable. "Je me suis déjà rendu à Venise plusieurs fois, et j'aime beaucoup. Ce n'est pas bien difficile d'aimer cette ville."
L'animation se déroule dans un environnement riche, qui rappelle plus les anciennes peintures qu'un film purement 3D. Ce n'est pas un hasard. "Je suis un artiste belge et je pense que l'influence que vous percevez est celle de peintres tels que Rubens, Van Dyck, Rembrandt. J'ai grandi avec ces peintures. J'ai toujours adoré la façon dont les anciens maîtres peignaient les nuages."
REGARDE LA-HAUT DANS LE CIEL
Mais quand le temps est venu de créer ces nuages, VDH a rencontré des difficultés. Il avait prévu d'abord d'utiliser le plug-in AfterBurn de 3D Studio Max pour faire ses nuages en 3D. Mais il s'est rendu compte que la technique ne lui permettait pas de donner cette touche riche, qui permettrait de rentre un ciel plus illustré, à la manière des peintres, comme il le désirait, Après un mois de lutte avec le logiciel, il s'est tourné vers un mélange de peintures et de photos à la place, et a créé quelque chose de beaucoup plus illustratif et beaucoup plus satisfaisant
VDH a aimé utiliser 3D Studio Max pendant la production, et a trouvé le Pelt Mapper utile pour donner de la texture aux personnages organiques, et a choisi le moteur de rendu Scanline parmi toutes les autres possibilités sur le marché. "J'ai eu beaucoup de résultats en gérant moi-même la global illumination, j'ai eu le sentiment d'avoir beaucoup de contrôle sur la couleur et l'atmosphère du décor. Je n'ai jamais eu ça avec les moteurs de rendu tels que V-Ray ou Brazil r/s."
ZBrush a été utilisé pour façonner les personnages et le paysage. VDH a exporté les détails à partir de la géométrie haute résolution jusqu'à des versions de modèles basse résolution pour obtenir l'apparence de millions de polygones, mais avec encore plus d'instants de rendu. Mais il a réfléchi longtemps au design visuel de son film avant même de construire un seul poly. Il cherchait quelque chose de différent.
"Pour Stilt Walkers, j'ai voulu changer l'apparence et l'atmosphère pour contraster avec ce que j'avais fait auparavant en infographie." a-t-il expliqué. L'année précédente, il avait créé l'animation The Ol' Toy, mettant en scène un jouet dans un placard. Toutefois, même si VDH a voulu que cette suite soit en rupture avec le passé, son univers esthétique s'est avéré être obstinément caractéristique. "Beaucoup de gens ont eu l'impression que Stilt Walkers avait le même style [que Ol' Toy]. Quelque part, je n'avais pas réussi à le rendre assez différent. "
Visuellement, le court métrage a plusieurs choses en commun avec son précurseur, comme les couleurs naturelles désaturées, les formes fantaisistes et les détails très vifs. Mais ce sont là de bonnes choses; le sceau d'un style fascinant, et les ingrédients qui rendent les films de son créateur amusants à regarder.
VDH n'est qu'au début de sa carrière qui s'avère très prometteuse. Vous avez peut-être déjà vu certains de ses travaux qu'il a réalisés dans la série télévisée "Babar" pendant qu'il travaillait pour LuxAnimation au Luxembourg. En ce moment, il reçoit des offres d'emploi de Londres (où il souhaiterait travailler, alors, employeurs potentiels, à vos stylos!!), des offres de New York pour travailler sur un show à Broadway. Ce sera captivant de le voir exporter son univers esthétique et son soin du détail où qu'il aille.
Vous pouvez retrouver Stilt Walkers dans la section Animations de notre site 3DWorld: http://www.computerarts.co.uk/downloads/3d__and__animation.
